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La Belle me hante

Collection Le Coudrier

Derese Anne-Marie, Cliquet Michel

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Résumé
Je suis de celles qui s’ouvrent
pour un nouveau regard,
une nouvelle faim.
je suis de celles qui poussent,
expulsent, crient et pleurent de joie.
Un sang heureux jaillit avec l’enfant.

Regarde-les, ils sont ton présent,
ton avenir et un jour, la tête lourde,
sur ton bras replié,
ils seront ton passé.
Regarde, tu es le maître du monde.

Je suis la vie avec au fond des yeux
les armes que l’on dépose à mes pieds.
Je suis reine.
...
Elle est de celles, Anne-Marie Derèse, belle entre les belles, dont le chant est hanté par la beauté des femmes. Elle nous hante Anne-Marie, la magicienne noire, ses paroles de feu, ses délires, son vertige en elle et à jamais, elle nous transporte vers ces pays magiques et indicibles, ceux où la poésie fait escale un jour, ou peut-être pour toujours, en un exil volontaire. La richesse du verbe nous emporte dans un voyage envoûtant aux sortilèges impérissables qui nous poursuivent et nous captivent jusqu’à la fin des temps

(Extrait de la préface d’Anne-Michèle Hamesse)
Note de l'éditeur
L’espace où son désir se cache, la poète le livre aux soins de l’écriture, griffe la page en sourcier des langueurs.
Un chant s’élève où monte, plus vive d’ans, la jeunesse viscérale, recrue de caresses.
Demeure la Belle d’entre les cénacles, d’une Bête l’oracle, la morte qui ne peut mourir et pour cela nous hante, intimement reviviscente. Vivre se retrempe des cendres.

Aussi point de nostalgie, d’éloge poussiéreuse, mais la jouissance d’un tourment, au pressoir des vies, la crudité d’une ordalie : le verbe toujours est en herbe, la verve macérée de sève.
Ongles qu’on imagine ciselés, cerclés de lait à la serpe des lunes, l’enfant plante au cœur sa griffe, la poète, sa patte enveloppante.

Tragique, elle puise aux agonies une surenchère de vie, renaît de ses brûlures aux antipodes des arts de l’épure. C’est à « la grande santé » chère à Nietzsche, qu’en appelle sa muse. Des cendres encore chaudes, elle revêt le feu sacré, renaît à vivre au chevet de s’éteindre. Ainsi « la bête pavoise » sous la hantise, arrache des cris, au tourment des naissances, se hausse aux délivrances.
Rien de fade ni d’effacé chez l’auteure.

Le désir de vivre délivre les morts eux-mêmes d’être morts dans le souvenir. Vivre à travers eux nous veille.
Elle est reine des abeilles, l’amoureuse intrépide, témoigne de la ruche des temps, de femme en femme, chantre d’une féminité ininterrompue. Elle est fière aède, d’un verbe haut nous confie la fine résille.
Charnelle et fervente, elle a gardé le goût des rituels baroques, de la profondeur des nefs où tonnent les grandes orgues, de leur dramaturgie : les velours, les encens et les piétas incendiaires, l’oratoire, les souffrances qui mènent à la délivrance, toute naissance étant une renaissance, la traversée des douleurs et la résilience lyrique.

Le livre contient 11 reproductions de photos noie et blanc imprimées sur papier dessin.

Informations complémentaires
Date de publication : 04/03/2020
Version : Français
Dimensions : 14 x 20 x 1 (cm)
Nombre de pages : 111
Format : Portrait
Reliure : Broché
Délais d'expédition : 1 semaine


 
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